Bienvenue, frère Martin de Porrès ! Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions malgré votre emploi du temps chargé avec l’approche des JMJ.  Pourriez-vous d’abord vous présenter en quelques mots ?  

Je m’appelle Martin, je suis péruvien. Mon père était un noble diplomate espagnol, au service de Philippe II d’Espagne, et ma mère une panaméenne afro-américaine très pauvre. A l’époque, les mésalliances étaient mal vues, alors ils ne se sont jamais mariés et j’ai été inscrit comme « né de père inconnu » sur les registres paroissiaux. Mulâtre et bâtard, vous imaginez bien que ça n’a pas été facile à vivre ! Finalement, grâce à mon père, j’ai reçu une bonne éducation religieuse et appris la médecine. J’ai compris que si soigner les corps est important, soigner les âmes l’est encore bien davantage. En tant qu’infirmier, j’ai assisté les religieux dans leurs apostolats auprès des plus pauvres et des exclus. C’est comme cela que je suis entré au couvent des Dominicains, comme frère tertiaire d’abord. De par mes origines et grâce à mon rôle de médecin, j’ai souvent servi de lien entre riches et pauvres. Je n’ai jamais quitté l’Amérique latine. Pourtant, le Seigneur m’a donné la grâce de porter secours à mes frères missionnaires en Afrique, en Chine et au Japon en m’offrant le don de bilocation. Ma mission la plus importante resta toujours l’aide médicale, spirituelle et sociale que je tentais d’apporter aux habitants de mon continent natal.

Justement, vous qui êtes saint patron de la Justice Sociale, auriez-vous un message à adresser aux jeunes qui vont participer aux JMJ dans quelques semaines ?

Je voudrais qu’ils sachent porter vraiment attention à ceux qui sont dans le besoin autour d’eux. Bien sûr, en Occident, les bidonvilles sont plus rares, mais des millions de gens ont un besoin dévorant d’être aimés. Des initiatives comme les maraudes ou les visites à des personnes seules réjouissent le coeur de Dieu. Vous êtes jeunes, vous pouvez faire davantage encore ! Le plus pauvre n’est pas toujours celui qu’on croit. 

Un dernier mot avant de vous laisser remonter ?         

« La Compassion est préférable à la propreté; faites réflexion qu’avec un peu de savon je nettoierai facilement mes couvertures mais avec un torrent de larmes je ne pourrais effacer de mon âme la tâche qu’y aurait faite la dureté à l’égard des malheureux. »


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