Saint Josélito vous étiez assez jeune lorsque vous nous avez quitté, pourriez-vous nous parler de vous ?

Oui, c’est le moins que l’on puisse dire, j’avais 15 ans lorsque l’on m’a torturé et exécuté. Je suis mort en martyr… Pourquoi ? Reprenons, au début? Je suis né le 28 mars 1913 dans la région du Michoacán au Mexique. J’avais 13 ans, lorsque le gouvernement a promulgué une série de lois antireligieuses. Les chrétiens se sont levés et ont lutté contre cette législation qui interdisait le culte public et ordonnait de fermer les églises. La région où je vivais était une des régions les plus religieuses du pays. J’ai donc demandé la permission à mes parents, puis j’ai rejoint les « Cristeros ». Lors d’un affrontement, j’ai offert mon cheval à notre général qui venait de perdre le sien. Je me souviens de sa tête lorsque je lui ai dit : « Général, prenez mon cheval et sauvez-vous; vous êtes plus nécessaire à la cause que moi ». On m’a ensuite emprisonné dans l’église de Santiago Apóstol de Sahuayo ; c’est en cette église que l’on m’avait baptisé. J’ai écrit une dernière lettre à ma mère, quatre jours avant d’être torturé et exécuté :
 « Ma chère mère, j’ai été fait prisonnier au combat ce jour-là, je crois que maintenant je vais mourir, mais peu importe, maman. Ne t’inquiète pas de ma mort, qui est ce qui me mortifie, mais dis à mes frères de suivre l’exemple que leur a donné leur plus jeune frère. Et toi, fais la volonté de Dieu, aie du courage et envoie-moi la bénédiction avec mon père, salue-les tous pour la dernière fois et reçois le cœur de ton fils qui t’aime tant et voulait te voir avant de mourir ».

 

Cette année le thème des JMJ est « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta Parole! », quel message y voyez-vous pour les jeunes qui vont se rassembler ?

La foi est testée dans les moments difficiles. La grâce de Dieu et la force du Saint-Esprit se manifestent dans la faiblesse humaine. Votre pays n’est pas en guerre comme le mien l’était. Pourtant, vous vous engagerez peut-être d’une manière ou d’une autre un jour, et vous sacrifierez de votre « ego » pour ces engagements. Sachez le : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

 

Vous souhaiteriez ajouter quelque-chose ?

« Vive le Christ Roi et Sainte-Marie de Guadeloupe ! »


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