Bonjour saint Juan Diego, et d’abord bonne fête, puisque c’est aujourd’hui ! Vous êtes mexicain, aussi certains de nos lecteurs ne vous connaissent pas très bien. Pouvez-vous leur rappeler brièvement qui vous êtes ? 

Je m’appelle Juan Diego, en français vous diriez Jean-Jacques, mais c’est un peu moins tendance je crois. Pendant la plus grande partie de ma vie, on m’a plutôt appelé « Cuauhtlatoatzin »…

 

A vos souhaits ! D’où vient ce nom surprenant ?

Cela veut dire « l’aigle qui parle » dans la langue de ma tribu, les Chichimeca. Mon nom chrétien n’est venu qu’ensuite, lorsque je me suis converti et baptisé grâce à la prédication d’un prêtre franciscain. Et puis à l’âge de 57 ans, la Vierge Marie m’est apparu. C’était sur la colline de Tepeyac, pas loin de l’actuelle Mexico. Elle voulait que je demande à l’évêque de lui faire construire un sanctuaire sur cette colline. Evidemment, l’évêque m’a demandé une preuve ; alors la Madre a fait pousser des roses en plein hiver, en me disant de les cueillir et de les ramasser dans mon manteau, ma tilma, pour les porter à l’évêque. J’ai fait comme elle disait. Quand je suis arrivé devant monseigneur et que j’ai laissé les roses tomber de mon manteau, une image de la Virgen telle qu’elle m’était apparue était sur le tissu ! Alors mon pauvre poncho mexicain est devenu le support de cette image de Notre-Dame, qui est toujours vénérée aujourd’hui au sanctuaire de Tepeyac. A partir de ce moment, j’ai voué ma vie à la prière et à la charité. Je voulais être serviteur du Seigneur comme la mama Maria.

 

Justement, le thème des JMJ au Panama est “Voici la servante du Seigneur”. Qu’est-ce que vous voudriez dire aux jeunes qui vont, comme vous, apprendre à mettre leur vie au service de Dieu ?

Pour moi, la meilleure manière d’atteindre le Ciel est de suivre l’exemple de la Mère de Dieu, elle qui est toute pure et entièrement dévouée à son Fils. La Vierge Marie nous a montré ce qu’est la vraie obéissance, elle a accepté humblement que tout dans sa vie se passe selon la Volonté de Dieu, et maintenant elle est la Reine du Ciel ! Être la mère du Roi des Rois a sans doute aidé, mais quand même ! En passant de servante à reine, elle prouve que ce qui compte, c’est de vivre en cherchant à être toujours plus docile et attentif à la voix du Seigneur.

 

Un dernier mot avant de vous laisser remonter ?

« Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père car tel a été ton bon plaisir »
(Mt 11, 25-26)


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